communication marketing opticien

 Publié le 22.10.2019
 
Deux tiers des plus de 20 ans et 96 % des plus de 50 ans ont besoin de lunettes et de lentilles. Autant de bonnes raisons qui expliquent pourquoi le secteur de l'optique reste un marché porteur et en croissance. Pourtant, les opticiens sont aujourd'hui confrontés à l'uberisation de leur profession. Avec l'arrivée du 100 % santé et la baisse continue du niveau de remboursement des lunettes, de nouveaux concurrents bouleversent les règles. Précarité, salaires planchers, plafonnement des tarifs, fermetures de magasins et difficultés pour se lancer, les opticiens doivent aujourd’hui faire face à de nouveaux défis.
 

Les nouveaux concurrents de la grande distribution

 
La réforme des contrats de complémentaires santé avaient déjà entrainé le plafonnement des remboursements optique, à partir de 2015.
 
Dès janvier 2020, en imposant des tarifs plafonnés, l'application du « 100 % Santé » et l’arrivée du reste à charge zéro, confortent la diminution des dépenses en équipements d’optique.

Conséquence : les opticiens doivent désormais faire face à la nouvelle concurrence de la grande distribution qui entraine une baisse continue du prix des équipements.

Pour exemple, les grands magasins Casino prévoient l'ouverture d'une cinquantaine de Casino Optique d'ici à 2022. Leclerc envisage d'ouvrir une centaine de boutiques. De son côté, Auchan, qui avait été le premier à se lancer sur le marché des lunettes en 1999, revoit lui aussi son concept et ses ambitions à la hausse, avec l’application du 100 % santé. Citons également Carrefour, qui signe un partenariat avec Atol, et teste l'ouverture de deux magasins spécialisés « Carrefour Optique & Audition ».

Proposant des offres compatibles avec le 100 % santé, tous ces nouveaux venus annoncent des prix d'accès aux lunettes qui s’établissent aux alentours de 40-50 € pour des unifocales et 100-120 € pour les progressives.

Ce nouveau contexte explique pourquoi le chiffre d'affaires moyen des opticiens n'a gagné que 2 % depuis 2014 et pourquoi près de 200 boutiques ferment chaque année depuis trois ans. On ne compte plus aujourd'hui que 12 000 magasins d'optique dans l'hexagone.
 

En embuscade : les majors du e-commerce

 
La grande distribution n’est pas seule à avoir flairé le bon filon. Les majors du e-commerce se lancent également dans la bataille.

Bien que la vente en ligne d'équipements optique ne représente encore que 4 % des ventes en France, c’est un marché prometteur et les pure-players du web l’ont bien compris.

Depuis juin 2019, fort de ses 22 millions de visiteurs mensuels uniques et de ses 9 millions de clients, Cdiscount a annoncé qu'il démarrait la vente de lunettes de vue à prix cassés.

Associé à Sym Optic, Cdiscount propose désormais une formule à 59 € pour une monture et des verres simples et une seconde à 119 € pour une monture et des verres progressifs.

De son côté, le leader Amazon lorgne lui aussi en direction de la vente de lunettes. Pour l’instant, la firme de Seattle, lance Echo Frames, des lunettes connectées qui ont pour objectif de trouver une nouvelle application à son assistant virtuel, Alexa. Même s’il s’agit là d’une première offre de niche, les utilisateurs de ces « Echo-frames » pourront également monter leurs propres verres sur les montures et disposer ainsi de lunettes correctives.

Au-delà de ces nouveaux concurrents, les consommateurs d’aujourd’hui sont de plus en plus habitués à vivre en mode digital. La vente en ligne et les opérations de communication sur le web, notamment celles qui permettent d’accélérer le drive-to-store, sont devenues désormais des passages obligés pour les opticiens.
 

Uberisation : comment les magasins d'optique s'organisent ?

 
Rappelons que le marché de l'optique conserve des attraits non négligeables. En France, pas moins de 6,5 milliards d'euros sont investis chaque année sur ce marché (selon l’institut GFK). De plus, la démographie en croissance et le vieillissement de la population amènent des clients/patients toujours plus nombreux chez les ophtalmologues et les opticiens.

L'optique reste donc un marché porteur si on l’exerce en suivant les bonnes pratiques.

Premier des bons réflexes : se regrouper. Rejoindre un réseau fait partie des options gagnantes. La raison en est simple : comme le démontrent les statistiques, le chiffre d'affaires moyen réalisé par les opticiens sous enseigne est doublement supérieur à celui des indépendants.

Les atouts du réseau sont décisifs : des ressources mutualisées, un groupement d'achat, des marques distributeurs... non seulement les boutiques affiliées profitent de tous les outils mis à leur disposition mais elles disposent également d'une véritable stratégie de marque.

Certains réseaux sont parfaitement armés pour le contexte actuel. Citons pour exemple, le tout jeune réseau d’opticiens Eyes, créé par Michel Abitbol, en 2008.
 
Après avoir dirigé pendant près de 20 ans plusieurs magasins d'optique indépendants, ce professionnel de talent propose, sous une licence de marque très complète, un concept innovant d’opticiens phygital, pour vendre des lunettes aux amateurs de mode, à la fois en magasin physique mais aussi en e-boutique sur le web.
 
De plus, l’opticien phygital propose également des outils marketing performants. Pour exemple, chaque boutique du réseau Eyes peut gratuitement commander ses publicités animées et 100 % dématérialisées, en moins de 24 heures.

Des actions marketing exclusives, une stratégie de marque et un positionnement original, des marques distributeurs qui permettent d’augmenter les marges… autant d’atouts qui constituent la force du réseau Eyes, qui sonne l’ère de la convergence entre le monde physique et digital.

Entre les nouvelles guerres commerciales et la baisse du prix des équipements d’optique, le client/patient sera-t-il le grand gagnant au final ? Une chose est sûre : les opticiens sont d’abord et avant tout des professionnels de la santé visuelle. L’uberisation croissante de leur activité ne doit pas se faire aux dépens de la qualité des soins et du service prodigués.
coach pour opticien
 

Optique : les 10 commandements pour réussir son implantation

 

Posté par Michel Abitbol

Michel Abitbol expérimente et crée la business intelligence pour le commerce optique.

À propos de l'auteur

Co-fondateur de l'enseigne EYES en 2008, M. Michel Abitbol impulse le marketing et la publicité au sein du réseau des opticiens EYES. Pendant près de 20 ans, il a dirigé plusieurs magasins d'optique indépendants et sous enseigne. Inspiré par les stratégies des grandes marques de distribution spécialisée, telles Sephora ou Apple Store, il déploie des formations spécifiques et le concept innovant des opticiens en licence de marques EYES.

EYES : une licence complète pour devenir un opticien phygital !

EYES vous propose une licence complète et clés-en-mains pour vendre des lunettes aux amateurs de mode de -35 ans, à la fois en magasin physique mais aussi en e-boutique sur le web, avec des outils de communication performants, des marques griffées attractives et votre propre marque distributeur EYES.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Contactez-nous au 0826 388 700 ou remplissez le formulaire ci-dessous. Michel, Business Coach et co-créateur de la licence de marque optique EYES.